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« L’organisme doit, à ses niveaux et fonctions concernées, établir, mettre en œuvre et tenir à jour des objectifs et cibles de responsabilité sociétale documentées » [RSE 26001, 4.3.3, Objectifs, cibles et programme(s)]

L’objectif

Dans n’importe quel projet, il convient de définir des objectifs avant de commencer. C’est ce qui permet de guider les actions qui viendront ensuite et de pouvoir suivre l’avancée du projet. C’est une règle qui vaut également pour une démarche de RSE.

Généralement, pour fixer un objectif cohérent, il faut veiller à ce qu’il soit SMART :

* Spécifique (c’est-à-dire personnalisé) – en matière de RSE, personnalisé en fonction des impacts RSE
* Mesurable (et donc définir des indicateurs)
* Ambitieux
* Réaliste
* Temporellement défini (Combien de temps pour atteindre l’objectif, quels sont les différents paliers…)

Les autres questions essentielles à se poser lors de la définition de l’objectif d’une démarche RSE, sont liés aux impacts reconnus de responsabilité sociétale avec une question du type : « quels sont les impacts que les parties prenantes nous attribuent, et que nous reconnaissons comme pertinents ?». Les réponses à ces questions vont permettre aux responsables RSE de mettre en place une démarche cohérente qui inclura des problématiques pertinentes. Cette étape peut-être encore plus percutante si elle est effectuée avec les parties prenantes du projet. Cela permettra à la fin de déboucher sur un objectif SMART et cohérent et qui en plus conviendra au plus grand nombre grâce à cette consultation préalable.

Les indicateurs ou Key Performance Indicators (KPI)

Comme nous le disions plus hauts, les objectifs sont souvent reliés à des indicateurs qui permettent au chef.fe de projet d’en suivre l’avancée (« mesurable »). Il existe de nombreux indicateurs, mais leur pertinence dépendra de l’objectif fixé. Un KPI peut fonctionner pour un projet donné, mais pas pour le suivant. La définition d’indicateurs de performances pertinents est donc primordiale.

Il y a 3 types d’indicateurs :

* Les indicateurs d’équilibres qui permettent de contrôler l’état et l’avancée du projet.
* Les indicateurs d’anticipation qui permettent de voir sur le long terme
* Les indicateurs d’alerte

La RSE est essentiellement intéressée par les indicateurs d’équilibre et les indicateurs d’anticipation (pour les meilleurs rapports de développement durable)

Pour bien choisir ces indicateurs, il faut se poser les bonnes questions : identifier clairement à quels objectifs répond le KPI, quel plan d’action se dégage grâce au KPI choisi (s’il n’y en a aucun, c’est probablement que le KPI n’est pas pertinent), le KPI est-il simple et délivre-t-il bien une information en temps réel et enfin le KPI est-il en accord avec la stratégie de l’entreprise et ses objectifs ? Ces questions sont applicables en matière de RSE également.

Pour finir, selon l’article 225 de la loi Grenelle 2 (2010) indique que les indicateurs se doivent d’être pertinents (c’est-à-dire définir par rapport à des enjeux précis), fiables (et donc vérifiables, crédibles et documentés) et enfin intégrés (c’est-à-dire faisant partie d’une stratégie globale de la performance de l’entreprise)

N’oubliez surtout pas d’impliquer vos équipes et le plus de parties prenantes dans la définition de vos objectifs et de vos indicateurs, c’est cela qui donnera un vrai poids à votre démarche.

Ce que dit la loi

La loi Grenelle 2 et l’article 225 dont nous avons parlé plus haut introduit l’obligation de vérifications des données par un organisme tiers indépendant certifiés par le COFRAC. L’organisme tiers indépendant (auditeur, commissaires aux comptes…) est donc chargé de vérifier les données du rapport (dans ce cas, extra-financier) et donc les indicateurs de performance qui ont été choisis.

Plusieurs critères d’évaluation sont alors obligatoires et doivent faire l’objet d’indicateurs (42 au total) et vérifiés lors des audits : égalité homme-femme, proportion de cadre et de non cadre, bilan carbone, consommation de papier, impact sur les territoires, loyauté des pratiques etc… Il faut donc choisir ses indicateurs minimums avec attention afin de répondre à la loi.

Cette loi concerne toutes les entreprises de plus de 500 salarié.e.s et dont le chiffre d’affaires dépasse 100 millions d’euros.

Sources :

http://www.capitalrh.fr/La-fixation-des-objectifs-SMART_a51.html

https://www.piloter.org/mesurer/tableaudebord/indicateur-performance.htm

https://www.bureauveritas.fr/besoin/verification-de-la-declaration-de-performance-extra-financiere

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